À propos du Service hydrographique du Canada

Apprenez-en plus sur le Service hydrographique du Canada (SHC), y compris qui nous sommes, comment et pourquoi nous fonctionnons, notre historique et nos règlements.

Qui nous sommes

Qui nous sommes

Depuis 1883, le SHC étudie les eaux canadiennes afin d'en assurer leur utilisation sécuritaire et durable et d'en permettre la navigation.

Le Canada a le plus long littoral du monde. Plus d'un tiers de son territoire est situé sous les eaux. Chaque année, les lacs, rivières et océans canadiens sont sillonnés par des millions de navires pour :

  • la défense nationale
  • la pêche et l'industrie
  • les loisirs et le tourisme
  • le transport maritime international

Grâce aux percées technologiques et à son expertise acquise en plus d'un siècle il est devenu un chef de file mondialement reconnu en matière d'hydrographie.

Le SHC est une direction du secteur des sciences de Pêches et Océans Canada (MPO). Il compte 300 employés répartis sur l'ensemble du pays. Le SHC publie et met à jour près d'un millier de cartes marines et des centaines de publications nautiques.

Il a un accès privilégié aux navires de la Garde côtière canadienne. Il profite de chaque occasion pour effectuer des mesures hydrographiques et océanographiques. Le SHC effectue régulièrement des levés sur le terrain, surtout en ce qui concerne les zones à risque élevé et les zones prioritaires. Il utilise des équipes sur terre et fait usage de navires, dont des embarcations hydrographiques spécialisées.

Les 4 secteurs d'activités

Le SHC participe à un large éventail d'activités qui contribuent à nos connaissances des eaux canadiennes. Ces activités comprennent :

  • la souveraineté
    • il joue un rôle vital dans la détermination des limites maritimes du Canada et de sa souveraineté
  • les dangers naturels côtiers
    • il surveille les marées et les niveaux de l'eau
    • ces renseignements sont essentiels pour détecter et prévoir les changements et variations climatiques, ainsi que les dangers naturels
  • le transport maritime
    • les cartes marines et produits de navigation contribuent à assurer une navigation sécuritaire sur les voies navigables du Canada
  • la cartographie des océans et des eaux douces
    • il utilise les plus récentes technologies pour acquérir des données de haute résolution sur les profondeurs, formes et structures des océans, lacs et rivières du Canada
Ce que nous faisons

Ce que nous faisons

Le SHC est un chef de file mondial en matière d'hydrographie. Cette science consiste à mesurer et décrire les caractéristiques et la profondeur des mers et des zones côtières, surtout pour la navigation.

Les hydrographes font des levés et produisent des cartes marines et des publications connexes essentielles à la navigation.

Levés hydrographiques

Le levé consiste à effectuer et à colliger des sondages (mesures des profondeurs de l'eau) et d'autres données clés. Les hydrographes du SHC participent activement aux levés et aux mesures des :

  • Grands Lacs
  • côtes de l'Atlantique, du Pacifique et de l'Arctique
  • voies navigables intérieures du Canada jusqu'à la limite du plateau continental et au-delà

Lorsque le SHC effectue des levés hydrographiques, il applique des normes et directives rigoureuses, reconnues à l'échelle internationale. Les levés mesurent les :

  • profondeurs
  • dangers à la navigation
  • entités géographiques
  • caractéristiques du fond marin
  • marées, courants et niveaux de l'eau
  • entités naturelles et d'origine humaine aidant à la navigation

Les données acquises par les hydrographes sont utilisées pour produire des cartes marines et des publications nautiques officielles appuyant une large gamme d'activités maritimes.

Publication et mise à jour des cartes marines

Le SHC publie et maintient près de mille cartes marines. Ces cartes sont les plus sûres et les plus complètes offertes sur le marché. Leur qualité est reconnue dans le monde entier. Elles sont mises à jour dans les plus brefs délais chaque fois qu'il apprend :

  • qu'un quai a été construit
  • qu'une bouée a été déplacée
  • qu'un câble sous-marin a été posé

Jadis, ces corrections étaient faites manuellement. Mais maintenant, il utilise la technologie d'impression sur demande pour faire des modifications par ordinateur et créer de nouveaux exemplaires comprenant les dernières mises à jour.

Publication et distribution des cartes marines

Le SHC distribue chaque année près de 300 000 cartes marines, tables des marées et autres publications nautiques, y compris des :

  • cartes marines électroniques sur CD qui incluent un :
    • soutien technique
    • accès aisé aux mises à jour
  • cartes sous format papier, 946 au total, couvrant les :
    • 3 côtes du pays
    • principales voies de navigation intérieures
  • avis des niveaux de l'eau en ligne, mis à jour de façon continue pour :
    • Montréal
    • les Grands Lacs
  • atlas de courants, qui indiquent les courants de marée pour chaque heure, y compris :
    • direction
    • vitesse du courant
  • catalogues des cartes, qui décrivent toutes les cartes marines du SHC disponibles
  • des instructions nautiques, qui offrent une description détaillée des meilleures approches :
    • dans les ports
    • des mouillages
    • des règlements
    • de l'historique des lieux
    • des installations portuaires
  • des tables des marées et courants du Canada, qui donnent les prédictions des marées en eaux canadiennes pour une année entière

En 2007, le SHC a amorcé la diffusion de cartes électroniques de navigation sous format S-57 et de cartes marines matricielles sous format BSB.

De plus, il utilise maintenant la technologie d'impression sur demande pour les cartes papier. Il n'imprime plus de grandes quantités de cartes marines devant être stockées dans un entrepôt. Les navigateurs reçoivent plutôt la dernière carte avec les plus récentes mises à jour, qui ne contient plus de corrections apportées à la main ou collées. Cela lui permet également de produire des cartes de 6 à 8 semaines plus rapidement.

Le SHC octroie des licences d'accès à sa propriété intellectuelle à plus de 1 000 clients, tant du secteur privé que public. Il agit aussi à titre de partenaire au chapitre du développement de technologies et d'applications océaniques. Sa propriété intellectuelle comprend une foule de renseignements sur les voies navigables et leurs abords. Elle est utilisée pour concevoir de nouvelles infrastructures maritimes, telles que de nouvelles routes maritimes.

Données sur la colonne d'eau

Le SHC a étendu la couverture des voies navigables du Canada pour inclure tout ce qui est connu sous l'expression « colonne d'eau ». La colonne d'eau est l'étendue d'eau comprise entre la surface et le fond.

Un grand nombre de paramètres importants sont mesurés et surveillés, comme le climat et la température. La densité de plancton est également surveillée. Celle-ci est importante tant à l'égard de la chaîne alimentaire des océans que dans la capacité des mers à absorber le carbone.

Le SHC recueille, enregistre et partage des données provenant de zones océaniques adjacentes au Canada. Ces données comprennent les :

  • données sur les vagues
  • marées et niveaux de l'eau
  • polluants ayant une influence sur la vie marine et ses habitats

Projet international Argo

Le SHC participe également à la gestion des données acquises grâce à la participation du Canada au programme Argo. Ce projet international permet de mesurer les conditions océaniques partout sur la planète. Il transmet aussi des données en temps réel au moyen de technologies relatives aux satellites.

Plus de 20 pays participent à ce projet. Ils coopèrent tous au déploiement, à la surveillance et au maintien d'une flotte de quelque 3 000 profileurs dérivants sophistiqués, tels que des bouées, qui :

  • dérivent dans les océans du monde
  • prennent des mesures importantes lors de leur ascension
  • s'enfoncent à des profondeurs préprogrammées de 2 000 mètres pour des durées préétablies

De nos jours, les données Argo sont utilisées dans le cadre :

  • de la planification des pêches
  • des prévisions météorologiques
  • d'une grande variété d'autres applications

Vous pouvez consulter les :

Comment nous fonctionnons

Comment nous fonctionnons

Le SHC a canalisé ses connaissances approfondies et sa vaste expertise vers le développement de nouvelles technologies et procédures scientifiques. De nos jours, il offre des produits allant des images tridimensionnelles des fonds marins du Canada aux mises à jour en temps réel des niveaux de l'eau dans le Saint-Laurent.

Comment les cartes marines sont produites

Les hydrographes utilisent des échosondeurs pour calculer la distance jusqu'au fond marin. Ces outils mesurent les profondeurs en envoyant des ondes sonores qui sont réfléchies sur le fond marin. Ensuite, les outils mesurent la durée entre l'émission du son et l'enregistrement de son écho.

Les levés effectués ainsi suivent des lignes de sondage préétablies, suivies par les navires hydrographiques. La complexité du fond marin détermine la distance séparant les lignes de sondage. Les eaux dangereuses doivent faire l'objet d'une couverture complète du fond.

Les hydrographes doivent connaître la position exacte du navire hydrographique pour chaque sondage. Ils peuvent ainsi indiquer les profondeurs à leur position précise sur la carte marine. Pour ce faire, ils utilisent des outils tels que :

  • les satellites
  • les ordinateurs
  • l'acoustique multifaisceaux
  • les cartes marines électroniques

Le système mondial de localisation (Global Positioning System – GPS) a constitué une percée dans le domaine du positionnement des navires. Il permet d'atteindre une précision de 20 mètres dans 95 % des cas. Le GPS différentiel a même permis au SHC d'atteindre des niveaux de précision de3 mètres.

Outre les profondeurs, les hydrographes du SHC mesurent aussi les marées et d'autres changements des niveaux de l'eau. Le SHC a installé des marégraphes permanents le long des côtes du Canada et des principales voies navigables. Cet équipement permet l'enregistrement de données sur les marées et sur les niveaux de l'eau. Deux des marégraphes installés le long de la côte Ouest font partie d'un réseau international d'alerte de tsunamis.

Les hydrographes du SHC peuvent également obtenir la position :

  • des bouées
  • des phares
  • d'autres aides à la navigation fixes ou flottantes
  • d'entités naturelles ou d'origine humaine que les navigateurs utilisent comme points de référence

Après avoir terminé les levés, les hydrographes polyvalents :

  • combinent les mesures avec la ligne de rivage et d'autres données topographiques
  • réduisent les mesures à l'échelle qui convient à la carte marine à produire

On sélectionne alors dans toutes les données recueillies l'information essentielle pour une navigation sécuritaire. On l'améliore, avant de construire une carte marine du SHC en format papier et numérique.

La navigation à l'ère numérique

Grâce à l'ajout des cartes électroniques de navigation et des cartes marines matricielles, le SHC a triplé le volume de sa gamme de produits conventionnels. Les cartes électroniques de navigation sont gravées sur des disques compacts. Cela les rend accessibles à partir des ordinateurs à bord des navires et permettent la navigation sur écran. Pionnier en la matière, le Canada dispose d'un des plus vastes portefeuilles de cartes électroniques de navigation au monde.

Les cartes électroniques peuvent contenir plus d'information que celles produites sur copie papier. Avec un clic de souris, elles peuvent :

  • montrer la forme et la profondeur d'un lac ou d'un fond marin
  • donner des images multidimensionnelles et offrir d'autres perspectives des voies navigables
  • afficher des caractéristiques à petite échelle d'un quai donné, comme :
    • l'âge
    • la taille
    • la longueur
    • la propriété

Des informations hydrographiques précises et livrées à temps sont devenues indispensables, étant donné les dimensions et les exigences des navires actuels. La carte électronique de navigation devient partie intégrante d'un puissant dispositif qui permet au navigateur :

  • d'être averti de tout danger éventuel
  • de connaître instantanément la position précise de son navire

Systèmes multifaisceaux utilisés pour voir dans les océans

Le Canada est un chef de file reconnu mondialement en matière de technologies de modélisation des systèmes multifaisceaux. La modélisation des océans et la télédétection offrent de l'information multidimensionnelle et en temps réel sur les voies navigables, notamment sur :

  • l'eau
  • le fond marin
  • les conditions côtières et les berges

L'imagerie multifaisceaux permet aux pêcheurs de voir le fond marin et de cibler des espèces particulières. Cela est important pour des raisons environnementales. Par exemple, les pêcheurs de pétoncles peuvent réduire la zone qu'ils raclent pour déranger le moins possible le fond marin. Puisqu'ils peuvent repérer les fonds, ils peuvent identifier ceux dans lesquels il est le plus probable que se trouve l'espèce recherchée.

Les systèmes multifaisceaux produisent une image du fond marin semblable à une photo aérienne. La demande pour une cartographie multifaisceaux a donc augmenté en soutien à d'autres utilisations, comme la cartographie :

  • de zones de pêche
  • du tracé de pipelines et de câbles
  • d'éventuelles zones de protection marines
Pourquoi l'hydrographie est importante

Pourquoi l'hydrographie est importante

L'importance de l'hydrographie est résumée dans la devise du SHC : « Les cartes marines protègent les vies, les biens et l'environnement marin. »

Les cartes marines du SHC sont des guides qui mènent les navigateurs de port en port en toute sécurité. Elles offrent une foule de renseignements détaillés, y compris sur les :

  • phares
  • bouées
  • dangers
  • profondeurs

Rester au fait des changements au paysage marin

Les changements au paysage marin du Canada constituent un défi pour le SHC. Les zones de trafic dense constituent des zones de haute priorité en matière de nouveaux levés, par exemple les :

  • routes de navigation des Grands Lacs
  • zones de navigation de plaisance prisées comme la Voie navigable Trent-Severn

Dans l'ouest de l'Arctique, les îles artificielles qui ne sont plus exploitées pour le pétrole ou le gaz constituent également une priorité. Ces îles changent de forme sous l'effet de la glace et des courants, devenant alors un danger pour la navigation.

Les gens sont parfois convaincus que nous connaissons tout ce qu'il faut savoir au sujet de nos voies navigables. J'aimerais leur rappeler que nous avons des cartes plus précises de la surface de la Lune que des fonds de nos océans.

Mais tout cela est en train de changer. Et c'est précisément ce qui rend notre travail si intéressant. Vous pouvez passer 28 jours à bord d'un navire, l'œil rivé à l'écran d'un ordinateur et tout à coup voir apparaître quelque chose de nouveau. La découverte d'épaves inconnues ou de nouveaux récifs d'éponges siliceuses le long de la côte de la Colombie-Britannique en sont des exemples.

La technologie actuelle permet des choses incroyables. Une carte électronique de navigation utilisée dans la timonerie peut par exemple être intégrée à d'autres dispositifs et indiquer l'approche de dangers pour le navire. Nous disposons tout d'un coup d'une mine de connaissances, et toutes nous permettent d'améliorer la sécurité sur l'eau.

Brian Port
Hydrographe multidisciplinaire
Pêches et Océans Canada
Qui sont nos clients

Qui sont nos clients

Le SHC répond aux besoins des navigateurs à l'échelle nationale et internationale en produisant des renseignements précis, fiables et faisant autorité.

Transporteurs commerciaux

Plus de 22 000 navires commerciaux sillonnent les eaux canadiennes. Les transporteurs commerciaux se fient aux cartes marines et aux publications nautiques du SHC. Elles assurent un transport sûr de leurs marchandises et une navigation sécuritaire. Tous les navires doivent avoir à leur bord les cartes marines et publications nautiques connexes à jour du SHC, conformément à la Loi sur la marine marchande du Canada.

Plaisanciers

Il y a plus de2 millions de petites embarcations et véhicules nautiques individuels enregistrés au Canada. Cela signifie qu'environ une personne sur 6 possède au moins 1 bateau, soit :

  • un canoë
  • un voilier
  • un hors-bord
  • un bateau à moteur
  • un bateau de pêche
  • une embarcation à rames

Les plaisanciers se fient aux cartes marines du SHC pour :

  • éviter la possibilité :
    • d'un échouement ou d'endommager leurs bateaux
    • de se blesser ou de mettre la vie des passagers en péril
  • naviguer de manière sécuritaire

Pêcheurs

Les pêcheurs récréatifs et commerciaux se fient aux cartes marines et publications nautiques du SHC pour une navigation sûre. Mais ils les utilisent aussi pour les aider à localiser le poisson.

La classification et la configuration des fonds marins définies par le SHC aident les pêcheurs à localiser les populations de poissons et à suivre leurs routes migratoires. Des cartes marines spéciales ont aussi été conçues à l'intention des pêcheurs récréatifs et des plaisanciers.

La défense du Canada

En vertu de divers accords, le SHC offre ses services hydrographiques :

  • à la Défense nationale (MDN)
  • aux pays de l'OTAN (Organisation du traité de l'Atlantique Nord)

En plus de renseignements destinés à la navigation, le SHC offre des levés spécifiques et des cartes marines destinées à la défense, qui seront utilisés dans le cadre de :

  • navigation sous-marine
  • mesures anti-sous-marines
  • mesures de lutte contre les mines

Exploration pétrolière, gazière et minière

Le SHC fournit des renseignements importants pour l'exploration pétrolière, gazière et minière. Ces activités requièrent des mesures précises et des prédictions exactes :

  • des marées
  • des courants
  • des types de fonds
  • de la configuration des fonds
  • des niveaux de l'eau des mers et des lacs

Changements climatiques

De l'information est recueillie par le réseau de jauges permanentes de niveau de l'eau du SHC. Celle-ci est essentielle pour mesurer la montée du niveau des eaux, un aspect important des changements climatiques.

Protection de l'environnement marin

Le SHC offre une connaissance détaillée des mouvements de l'eau en surface aux groupes responsables de la protection de l'environnement. En cas de déversement d'hydrocarbures en mer ou d'autres désastres semblables, ces renseignements permettent à ces groupes de réagir efficacement.

La promotion d'une navigation sûre par le SHC améliore aussi la protection des fonds marins et de la vie marine.

Recherche et sauvetage

La Garde côtière canadienne et d'autres organisations participant à des opérations de recherche et sauvetage se fient aux publications à jour du SHC, telles que :

  • cartes marines
  • instructions nautiques
  • tables de marées et de courants

Actif dans le monde entier

Le Canada est un membre actif de l'Organisation hydrographique internationale (OHI) depuis 1951. Le SCH travaille avec des pays du monde entier à élaborer des normes cartographiques internationales et de nouvelles technologies de levés et de cartographie des fonds marins.

Le transport maritime est une activité mondiale qui requiert une cohérence entre les produits et services. L'uniformité des normes permet l'intégration des données hydrographiques au-delà des frontières scientifiques et internationales. Cela contribue à une meilleure compréhension des environnements côtiers et de haute mer.

L'étroite association entre le SHC et l'OHI permet d'assurer que les produits du SHC destinés à la navigation et les données hydrographiques sont conformes aux normes internationales.

Nos normes de service

Nos normes de service

Le SHC s'engage à respecter une ligne de conduite stricte en matière de service.  Pour ce faire, il a défini des normes de service claires.

Le SHC s'efforce de trouver un équilibre entre la fourniture de données de navigation à jour et précises à ses clients et les ressources mises à sa disposition pour atteindre ces objectifs. Il a classé les zones couvertes par ses cartes selon des catégories de risques :

  • élevés
  • modérés
  • bas

Les zones à risques élevés se voient attribuer plus de ressources et font l'objet de mises à jour plus fréquentes.

De nombreux éléments entrent en ligne de compte dans les évaluations de risques, dont :

  • le trafic
  • l'infrastructure
  • la complexité de la navigation
  • les routes suivies par les pétroliers
  • le nombre d'accidents qui se sont produits dans une zone donnée

Examinez la carte de classification des risques et informez-vous sur la catégorie de risques associée à votre région.

Chaque année, le SHC examine son travail et mesure le degré de respect de ses normes de service. Certains de ses objectifs sont à moyen ou à long terme. Les résultats sont des moyennes annuelles à l'échelle nationale. Là où il n'a pas respecté pleinement ses engagements, il analyse les raisons sous-jacentes et recommande des améliorations au service.

Résultats des normes de service de 2017 à 2018

Les résultats des engagements à l'égard des normes de service pour l'exercice financier de 2017 à 2018 sont les suivants.

Information critique 13-14 14-15 15-16 16-17 17-18
Les Avis aux navigateurs sont émis dans un délai de moins de 4 mois à compter du moment où le SHC reçoit l'information. 3,8 mois 3,4 mois 3,7 mois 3,5 mois 3,3 mois
Les annexes graphiques sont publiées sur le site web NOTMAR dans un délai de moins de 5 mois à compter du moment où la production débute. 4,3 mois, 21 annexes 11,8 mois, 28 annexes 6,5 mois, 38 annexes 8,0 mois, 22 annexes 2,8 mois, 31 annexes
Les messages de mise à jour et les Avis aux navigateurs sont synchronisés dans un délai de moins d'un mois. 0,7 mois 0,7 mois 0,5 mois 0,6 mois 0,5 mois
La mise à jour des cartes BSB est disponible mensuellement. 22%
2/9 mois
45%
5/11 mois
75%
9/12 mois
100%
12/12 mois
Pas de rapport
Cartes 13-14 14-15 15-16 16-17 17-18
Les cartes marines (papier, CÉN et matricielle) dans la catégorie « haut risque » sont revues une fois au moins tous les 5 ans et de nouvelles éditions sont publiées selon les besoins. 80,3%
3 ième année
Suspendu en attendant l'examen Suspendu en attendant l'examen Suspendu en attendant l'examen Suspendu en attendant l'examen
Les cartes marines (papier, CÉN et matricielle) dans la catégorie « moyen risque » sont revues une fois au moins tous les 10 ans et de nouvelles éditions sont publiées selon les besoins. 81,5%
9 ième année
Suspendu en attendant l'examen Suspendu en attendant l'examen Suspendu en attendant l'examen Suspendu en attendant l'examen
La mise en circulation des nouvelles éditions des cartes marines (papier et CÉN) est synchronisée dans un délai de moins de 3 mois. 1,0 mois 0,9 mois 2,9 mois 2,2 mois 1,4 mois
La mise en circulation des nouvelles éditions des cartes marines (papier et matricielle BSB) est synchronisée dans un délai de moins d'un mois. 52,0% 20,0% 19,2% 33,3% 40,7%
Les cartes et publications sont toujours disponibles. 99%
4 ruptures de stock
94%
4 ruptures de stock
99%
1 rupture de stock
99%
1 rupture de stock
99%
3 ruptures de stock
Les quatre catalogues des cartes et publications nautiques sont publiées chaque quatre ans, ou plus que cinq changements. 100% 100% 50% 50% 75%
Marées et niveaux d'eau 13-14 14-15 15-16 16-17 17-18
Les Tables des marées et des courants canadiennes (version papier) sont mises en circulation pour le 30 novembre. À temps À temps Un jour en retard 19 jours en retard À temps
Les demandes générales d'information sur les marées et les niveaux d'eau sont traitées dans un délai de moins de 30 jours 95% du temps 96,4% 94,3% 97,9% 97,0% 95,0%
Le site web national des Marées, courants et niveaux de l'eau est accessible 95% du temps. 99,4% 99,5% 99,1% 99,8% Pas de rapport
Le service téléphonique pour les observations des niveaux de l'eau sur le Saint-Laurent et les marées au Canada (SINECO) est accessible 95% du temps. 99,1% 98,1% 97,4% 98,0% 99,3%
Le service de télé-annonceurs des Grands Lacs pour les niveaux de l'eau en temps réel sera remis en fonction dans un délai de moins de 2 jours ouvrables 95% du temps, à compter du signalement d'un problème. 98% 99% 99% 99% 98%
Publications nautiques 13-14 14-15 15-16 16-17 17-18
Une nouvelle édition des Instructions nautiques sera disponible avant que les corrections atteignent 200 par fascicule (Cible 100%). 75% 72% 67% 69% 69%
Une nouvelle édition des Instructions nautiques sera publiée en-dedans d'une période de 10 ans (Cible 100%). 58% 56% 53% 56% 56%
Distribution 13-14 14-15 15-16 16-17 17-18
Les commandes sont expédiées aux dépositaires autorisés du SHC dans un délai de moins de 5 jours ouvrables à compter de leur réception. 100% 100% 99% 100% 100%
Les demandes de soutien technique présentées par les clients sont réglées dans un délai de quatre jours ouvrables 90% du temps. pas disponible 96% 98% 98% 99,5%
Notre histoire

Notre histoire

C'est une tragédie survenue en 1883 qui est à l'origine du processus ayant abouti à la création du SHC. Le navire à vapeur Asia a coulé dans la baie Georgienne, en Ontario, et 150 personnes ont perdu la vie. Ce drame entraîna presque immédiatement des demandes de levés hydrographiques des Grands Lacs afin de rendre la navigation plus sécuritaire.

Levé de la baie Georgienne

Le 13 août 1883, le Georgian Bay Survey (levé de la baie Georgienne) a été créé,6 ans après l'événement tragique survenu au navire à vapeur dans la baie Georgienne.

En 1883, la priorité consistait à faire le levé et la cartographie des eaux navigables de la baie Georgienne et du lac Huron. Au fil du temps, la mission a été étendue de manière à inclure toutes les voies navigables intérieures du Canada et les côtes.

La cartographie hydrographique a été étendue au littoral du Pacifique dès 1891 et aux eaux du Saint-Laurent en aval de Québec en 1905.

Le programme de mesure des marées et du courant a été mis en place en 1893. Le jaugeage précis des niveaux d'eau des Grands Lacs a commencé en 1912.

Changement de nom et expansion

En 1904, le Georgian Bay Survey est devenu le Hydrographic Survey of Canada. Le Georgian Bay Survey fut vite connu sous le nom officieux de Canadian Hydrographic Survey. Ce n'est qu'en 1928 que le nom officiel de Service hydrographique du Canada a été adopté.

Lorsque Terre-Neuve et le Labrador ont joint la Confédération (1949), le SHC s'est chargé de cartographier les côtes de Terre-Neuve et du Labrador.

Lors de la construction du réseau d'alerte avancé (réseau DEW) d'un bout à l'autre du Canada, de nombreuses stations se trouvaient dans l'Arctique canadien. Cela a mené à la demande pour des levés arctiques, qui a connu un sommet entre 1954 et 1957.

Modernisation des techniques et des technologies

Autrefois, le principal outil pour déterminer la position d'un navire était un instrument appelé sextant qui servait à mesurer des angles. Les premiers hydrographes fixaient la position de leur navire à l'aide de balises le long de la côte lorsqu'ils en étaient proches. En haute mer, ils positionnaient le navire par quadrant ou sextant.

Les méthodes traditionnelles de l'hydrographie comptent entre autres :

  • l'utilisation de lignes de sonde :
    • qui était un processus long et laborieux
    • où des lignes lestées étaient plongées dans l'eau pour mesurer la profondeur
  • la triangulation, qui consiste à déterminer les valeurs des angles d'un triangle pour établir les coordonnées et la distance entre les points

De nos jours, les hydrographes utilisent :

  • des échosondeurs multifaisceaux qui font :
    • le levé de tout le fond marin
    • appel à une technologie SONAR très perfectionnée pour obtenir des images numériques à haute résolution du milieu océanique
  • un système Differential Global Positioning System (DGPS) précis afin de fixer la position du navire hydrographique

Bien que les cartes papier soient encore utilisées, le secteur du transport maritime moderne tend à délaisser cette pratique. En général, le secteur utilise maintenant des cartes électroniques de navigation qui sont intégrées au Système électronique de visualisation des cartes marines.

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